dimanche 2 juin 2013

Nouveau: un livre sur la filière porcine en France





ISBN : 978-2-343-00634-5
Bonjour,

J’ai le plaisir de vous présenter le livre que je viens de faire paraitre aux éditions de l’Harmattan concernant l’avenir de la filière porcine en France

Vous en trouverez ci-dessous le lien avec une video de présentation

 
Ce  livre est disponible dès maintenant chez votre libraire.
Vous pouvez aussi le commander directement sur le site de L’Harmattan

ou encore, selon vos habitudes, sur les sites de ventes en ligne Amazone, Decitre, etc… au prix de 23,00 €.

Merci de faire connaitre la parution de ce livre à tous vos amis et relations qui pourraient être intéressés : en plus des professionnels de la filière, les consommateurs de cochon sont nombreux !

A bientôt !

Antoine Marzio


La filière porcine en France : le porc français a-t-il un avenir ?

Consommerons-nous encore du porc français dans dix ans ? Et de quelles qualités de porc disposerons-nous ?
Le filière porcine française se trouve dans une impasse à force de tout miser sur la standardisation et la compétitivité-coût de ses élevages.
Elle perd du terrain face à une concurrence européenne et mondiale de plus en plus féroce et, à moins d’une réorientation stratégique radicale, l’avenir de l’élevage porcin français est fortement compromis.
Après une visite détaillée de la filière, en remontant des consommateurs jusqu’aux fabricants d’aliments, de livre analyse les différentes questions en cours, environnementales, bien-être animal, surconsommations vétérinaires, hyperconcentration des élevages en Bretagne, et propose des pistes de solutions essentiellement axées sur le redéploiement géographique, la diversification des races de porcs et des techniques d’élevage et la montée en gamme.

jeudi 18 avril 2013

Pourquoi ce blog ?


La filière porcine française se porte mal.

En amont, l'élevage est aux prises avec de nombreuses difficultés, structurelles autant que conjoncturelles: l'augmentation du coût de l'aliment porcin, la pression sur le prix du porc imputable autant à la grande distribution qu'à la concurrence extérieure de plus en plus vive, les questions environnementales trop longtemps niées, cachent mal une sclérose de l'ensemble du monde de l'élevage conventionnel, obnubilé par la productivité à tous crins sur fond d'absence de rentabilité, contradictoire avec le maintient d'exploitations de type familial, et en panne d'une véritable réflexion stratégique portant sur son avenir: quels cochons produire demain, pour quels types de marchés, pour quels consommateurs, par quels canaux de transformation et de distribution?

Au milieu, les industriels de l'abattage, de la découpe et de la transformation charcutière et salaisonniére se sont pour la plupart fortement spécialisés pour fournir à la grande distribution des produits standards à moindre valeur ajoutée. Nombreux sont ceux qui ont vu leur marge fondre ces dernières années et sont condamnés ou à disparaître ou à changer de stratégie industrielle et commerciale.

En aval, la boucherie et la charcuterie artisanale est en recul permanent face à la grande distribution, coincées entre une volonté de garder une typicité et une authenticité de production et la nécessité de servir une clientèle de plus en plus habituée à une offre large et diversifiée. La grande distribution elle même, qui fait du moindre prix son principal argument de vente, contribue ainsi à la désastreuse banalisation des produits porcins français.

En fait, l'ensemble de la filière souffre de médiocrité et, sauf quelques rares exceptions, d'une banalité affligeante des produits offerts, à commencer par la matière première, le cochon.

Les consommateurs "amateurs éclairés", il en existe encore et ce sont eux qui servent souvent de leader d'opinion, ne trouvent plus que rarement des produits de qualité qu'ils pourraient être fiers de faire découvrir à leurs amis.

Et bien, messieurs et mesdames les professionnels de la filière, chers cuisiniers, restaurateurs et artisans, chers consommateurs amateurs-éclairés, l'avenir de la filière ne peut être assuré que par la montée en gamme, aux produits issus des terroirs régionaux, typiques, de haute qualité gustative autant qu'environnementale, issu d'une agriculture et d'élevages durables et diversifiés, vendus à leur juste prix à une clientèle avertie qui pourra les trouver autant dans les réseaux de distribution actuels que par d'autres à inventer et présenteront en outre une bonne valeur à l'exportation.

"Montée en gamme", "typicité", "durabilité", "haute qualité", qu'est ce que cela veut dire ?

C'est à vous, à moi, d'en débattre sur ce blog qui vous est ouvert.

Antoine Marzio